COVID19

Nadège Lefebvre : "La continuité des services publics est une priorité !"

INTERVIEW. A l’occasion de visites dans nos services départementaux de proximité, Nadège Lefebvre, Présidente du Conseil départemental de l’Oise, a rappelé sa détermination à assurer la continuité de service public pendant la crise sanitaire.

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Nadège Lefebvre, Présidente du Conseil départemental de l'Oise, s'est rendue à la Maison départementale de la Solidarité (MDS) de Chaumont-en-Vexin vendredi 6 novembre 2020,  et à la Maison du Conseil départemental de Ressons-sur-Matz, mardi 10 novembre 2020.

Nous vivons un second confinement, comment la collectivité s’adapte-elle à cette situation ?

Nadège Lefebvre : « Comme pour le premier confinement, je tiens à ce nous fassions preuve de la plus grande réactivité possible pour faire face à cette crise d’une ampleur inédite et aux conséquences terribles.

Nous nous adaptons donc pour rester aux côtés de tous les habitants de l’Oise, j’y mets un point d’honneur personnel !

C’est pourquoi, à l’exception de nos bâtiments culturels qui ne peuvent accueillir du public, j’ai décidé de maintenir tous les services départementaux ouverts, y compris les services décentralisés comme les Maisons du Conseil départemental (MCD) et les Maisons départementales de la Solidarité (MDS)

Alors que des commerces ferment, que des artisans mettent la clé sous la porte, que de nombreuses familles vivent de grandes difficultés et que des personnes âgées nécessitent une vigilance accrue, je n’imagine pas dire, aujourd’hui, que nous allons faire moins que ce que la loi nous autorise. Ce serait absolument indécent ! »

Nous nous adaptons donc pour rester aux côtés de tous les habitants de l’Oise, j’y mets un point d’honneur personnel !

Voyez-vous cette proximité de nos services sur l’ensemble du territoire comme  une obligation ou une nécessité ?

Nadège Lefebvre  : « Je n’envisage pas de laisser dans nos territoires, particulièrement les plus ruraux, des personnes fragilisées et isolées sans réponse à leurs questions et à leurs craintes.

Je parle, bien-sûr, de nos aînés, des personnes en perte d’autonomie, mais aussi des familles et de celles et ceux qui sont ou vont être frappés par une crise économique et sociale de grande ampleur.

Les Maisons du Conseil départemental (MCD) et les  Maisons départementales de la Solidarité (MDS) qui forment un large maillage sur tout le département fonctionnent comme de petites ambassades de nos services.

Leurs portes sont ouvertes pour répondre à de nombreuses problématiques : recherche d’emploi, insertion, maintien à domicile de nos aînés ou encore adaptation du logement, parmi de nombreux autres sujets essentiels.

J’ai d’ailleurs pu constater à l’occasion de mes déplacements dans ces structures combien elles sont pertinentes et constituent un relais précieux pour les habitants de l’Oise sur l’ensemble du territoire. »

Je n’envisage pas de laisser dans nos territoires, particulièrement les plus ruraux, des personnes fragilisées et isolées sans réponse à leurs questions et à leurs craintes.

Quels sont les services que vous avez décidé de maintenir et pour quelles raisons ? 

Nadège Lefebvre  : « Dans le strict respect des gestes barrières et des consignes sanitaires, nous avons décidé de rester totalement mobilisés sur le champ de la solidarité dans son expression la plus complète.

Et nous savons combien la solidarité est un mot qui prend sens aujourd’hui.

La solidarité, c’est s’assurer que nos séniors sont en sécurité et ne souffrent pas d’isolement.

La solidarité, c’est d’accompagner des personnes fragilisées par la crise.

La solidarité, c’est aussi continuer à aller au contact des familles avec le Bus de la Protection Maternelle et Infantile (PMI)  pour la santé des enfants et de rencontrer les personnes en recherche d’emploi avec nos trois Bus pour l’Emploi qui sillonnent 150 communes.

Enfin, nous continuons à assurer la restauration scolaire dans les collèges et, bien sûr, à entretenir les routes départementales. Ces deux derniers points participent aussi de la solidarité. En garantissant l’accueil des collégiens, nous évitons aux familles un souci de gestion supplémentaire. En entretenant nos routes, en prévenant les accidents, on sécurise le parcours et le quotidien de celles et ceux qui continuent de travailler au bénéfice de l’intérêt général. »